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Le repas familial des vietnamiens

La famille est l’un des éléments culturels qui joue un rôle très important dans la vie du peuple vietnamien. En parlant de culture familiale, les gens mentionnent souvent les repas. Le repas dans la famille vietnamienne n’est pas seulement un endroit où tous les membres de la famille dégustent des plats délicieux, mais l’association des membres, qui forme la tradition familiale, est plus importante. Les repas quotidiens reflètent l’image économique et culturelle et les habitudes culinaires du peuple vietnamien.

Les Vietnamiens possèdent une culture rizière et vivent dans les villages, c’est pourquoi leurs repas sont souvent très simples. On mange 3 repas chaque jour, et il y a au moins 3 plats pour chaque repas. Les aliments sont cultivés, élevés ou capturés dans la nature. Selon les conditions économiques de chaque famille, les plats sont différents mais on peut affirmer que les repas vietnamiens sont enclins aux végétaux et au riz. 70-80% de la nourriture est faite à partir de riz et de légumes. Le plus unique est la soupe, presque dans le monde entier, seuls les Vietnamiens ont une façon de manger du riz et de la soupe en même temps. Particulièrement, dans le repas, il est indispensable pour toutes sortes de sauce de poisson, sauce aux crevettes, pâte de crevettes,… On trouve toujours les délicieux petits légumes aigres-doux accompagnés avec les plats à l’origine de la viande.

La spécificité de la cuisine vietnamienne repose sur des mélanges d’herbes et d’épices que l’on ne trouve nulle part ailleurs, ainsi que sur des méthodes de cuisson et un ensemble d’habitudes alimentaires propres au peuple vietnamien. Dans la cuisine vietnamienne, le mélange des ingrédients est important ; il ne doit pas y avoir trop d’épices, trop de gras ni trop de sucre pour la préparation. Les condiments d’origine vietnamienne sont très souvent utilisés, comme :

  • De nombreuses herbes aromatiques telles que l’ocimum, le perilla frutescens, l’elsholtzia ciliata, l’aneth, l’eryngium foetidum, le basilic, la marjolaine, l’oignon, le cumin, etc.
  • Des épices comme le poivre, la citronnelle, les échalotes, l’ail, le gingembre, le citron ou de jeunes feuilles de citronnier, la ciboule de Chine…
  • Des sauces fermentées, comme la pâte de crevettes (salaison de crevettes), le vinaigre ou les bonbons amers, la noix de coco…

Lorsque l’on déguste un plat, le principe de coordination rendra plus clair : les plats sont dégustés en même temps, donc on grappille dans chacun au cours du repas, on ne procède pas à la dégustation d’un plat à la suite d’un autre, comme en occident. La sauce de poisson est très fréquemment utilisée pour relever le goût des plats, tout comme la sauce de soja. Le bol de sauce de poisson qui trône au centre de la table est à l’image des liens forts qui unissent les communautés au Viêt Nam.

Dans la cuisine vietnamienne, on identifie deux principes qui sont le développement et la coordination du yin et du yang, ainsi que les cinq éléments (wu xing: métal, bois, eau, feu, terre).

Au Vietnam, on utilise les baguettes dans les repas. Plusieurs historiens ont mis en évidence les liens entre l’utilisation des baguettes et la civilisation de riziculture de l’Asie du Sud-Est. Les Chinois ne sont pas les seuls à utiliser des baguettes; les Vietnamiens s’en servent également. Au cours d’un repas vietnamien, les plats ne sont pas servis dans des assiettes individuelles : chaque convive, muni de sa paire de baguettes, se sert dans un plat commun. Les baguettes ne peuvent être fabriquées que dans une région où l’abondance des bambous n’est plus mise en doute : c’est le cas de la Chine du Sud et de l’Asie du Sud-Est. Elles sont l’outil rudimentaire façonné à l’image du bec de l’oiseau pour pouvoir saisir efficacement les grains de riz et les poissons, et pour ne pas se salir les mains avec les plats ayant tendance à contenir de l’eau (soupe, potage, saumure, etc.)

Une famille traditionnelle vietnamienne sont nombreuse, de trois ou même quatre génération vivent ensemble. La présence de tous les membres à l’heure des repas principaux est importante. Et c’est à travers les pratiques dans le repas familial que se cultive la personnalité de chacun. Avant de prendre la première bouchée, on n’oublie jamais de faire un signe de politesse en disant « moi com” (inviter à manger), à tout le monde, à commencer par les plus jeunes. Selon l’ordre hiérarchique, on invite d’abord ses grands-parents et puis parents, frère et sœur, comme veut la tradition. Une formule qui équivaut, en quelque sorte, à votre tournure occidentale « bon appétit ». Tous les membres de la famille s’asseyent autour d’un plateau rond sur lequel sont mis les plats. L’heure de repas est le moment où les membres se réunissent chaleureusement. On parle de ce qui s’est passé pendant la journée, passe en revue le passé, raconte des souvenirs inoubliables, partage les joies et les peines dans la vie… Cela lie les membres de la famille ensemble.

En savoir plus: Yin et Yang dans la cuisine vietnamienne

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