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L’équilibre entre Yin et Yang dans l’art culinaire vietnamien

Apportant une culture rizière, les Vietnamiens possèdent une cuisine extrêmement riche, non seulement par le nombre de plats mais aussi par les nuances culturelles du traitement des aliments. Pendant de nombreux siècles, les Vietnamiens ont pu harmoniser leurs matériaux pour créer les plats les plus bénéfiques pour la santé en se basant sur la philosophie du yin et du yang – la représentation de deux pôles de toutes choses, une dualité à la fois contraire et complémentaire.

La cuisine doit assurer l’harmonie du Yin et du Yang. Afin de créer des plats avec un équilibre entre le yin et le yang, les Vietnamiens distinguent cinq niveaux de nourriture yin et yang en fonction des cinq éléments, à savoir: Métal (Yin, frais), Bois (Yang, tiède), Eau (Yin, froid), Feu (Yang, chaud), et Terre (neutre, tempéré) ou acide (Bois), amer (Feu), sucré (Terre), piquant (Métal), salé (Eau).

Le Vietnam a l’habitude d’utiliser des épices. En plus de réveiller l’odeur délicieuse des aliments, les épices ont également pour effet spécial de réguler le Yin et le Yang des aliments. Selon les expériences traditionnelles, une fois transformés en combinant des ingrédients de façon naturelle de Yin et Yang, les plats deviennent plus délicieux. Par exemple, le gingembre est chaud (Yang), il est donc souvent utilisé avec des aliments froids (plus Yin que le gingembre) tels que les courges, le chou, le poisson, la viande de canard… Le piment est aussi chaud (Yang) donc il est utilisé dans les aliments aquatiques (poisson, crevettes, crabe, sauce de poisson, etc.) qui sont froids (plus yin que le piment) et ont une odeur de poisson. Quand on bouillit des légumes (Yin), on ajoute souvent un peu de sel de mer (Yang) pour rendre les légumes bouillis plus verts et plus délicieux. La menthe vietnamienne (Yang) va avec les baluts (froid, Yin) etc.

Afin d’entretenir l’harmonie Yin-Yang à l’intérieur du corps, les Vietnamiens utilisent également les aliments comme des remèdes pour prévenir et régulariser un déséquilibre éventuel dans l’organisme. Pour retrouver cet équilibre, une personne dont la maladie est de caractère yin doit manger des plats ayant tendance à porter le caractère yang et à l’inverse.

Les Vietnamiens possèdent des remèdes simples mais très efficaces, comme l’utilisation de banane ou de coriandre pour traiter les calculs rénaux; l’utilisation des œufs et des feuilles d’abricot pour traiter la dysenterie; l’utilisation du melon amer pour traiter le diabète; l’utilisation du pamplemousse pour lutter contre l’obésité, traiter la constipation; l’utilisation du gingembre, de l’ail pour traiter les ballonnements; l’utilisation du gingembre, de la ciboulette, du zeste de citron et de la racine de citron pour traiter la toux de mucus dû au froid; l’utilisation du curcuma pour traiter la lèpre, associée au miel pour traiter les maux d’estomac, etc.

L’une des philosophies les plus Yin et Yang de la culture culinaire vietnamienne est d’assurer l’équilibre du yin et du yang entre l’homme et l’environnement. Les Vietnamiens ont l’habitude de manger en fonction du climat et des saisons. Par exemple, en été chaud (chaleur – Feu) on devrait manger des aliments froids et frais, de l’eau (Yin, Eau), des plats acides (Yin) qui sont faciles à manger, faciles à digérer. En hiver froid (Yin), vous devriez manger des aliments secs, riches en matières grasses (Yang),etc.

À l’intérieur d’un pays, différentes régions ont également des traditions culinaires différentes – cette différence n’est pas principalement due aux habitudes mais elle est dominée par les différences de cadre de vie. Le nord du Vietnam est plus froid, donc on mange plus de graisse avec des plats frits; le Sud est chaud toute l’année donc on mange plus de légumes. Le Nord est plus froid, on préfère manger des plats salés (Eau – Yin), et il suffit de résister à la chaleur avec les soupes aigres. Le Sud est plus chaud, on préfère manger des plats sucrés(Terre, neutre) et doit utiliser la soupe au melon amer (extrêmement Yin) pour résister à la chaleur.

En résumé, on peut affirmer que la culture culinaire vietnamienne est un mélange des équilibres yin et yang. Presque toute la nourriture et les boissons vietnamiennes reflètent cette philosophie. À l’heure actuelle, parallèlement au développement de la société et à la diversité des aliments et des boissons, les gens apprécient mieux le concept de yin et de yang et ses cinq éléments fait l’objet d’une attention accrue pour assurer leur santé.

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